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publication cercle Emile Coue

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SOUVENIRS (11)

 

Le choix des langues

1969 sera aussi l’année du choix des langues modernes (voir aussi Souvenirs 94). Jusqu’alors, tous les élèves devaient suivre le néerlandais en deuxième langue puis l’anglais en troisième Arnould-J-69.jpg lieu. Cet événement va permettre d’engager Jean Arnould, régent germanique, fort d’une expérience de deux ans dont une en Angleterre. Il devient rapidement une figure de proue des Humanités (jusqu'à ce que le tennis prenne le pas sur l'enseignement!). Il attire l’attention des élèves par ses cours d’anglais où il ne parle jamais français, mais aussi BMW.jpg par ses aptitudes sportives et sa… BMW (à droite). Contrairement à ce qu’on pourrait croire en voyant son genre lymphatique et ses tendances chroniques aux arrivées tardives, c’est un type plein de dynamisme et très méticuleux: il croit à ce qu’il fait. Il lance une méthode  nouvelle d’apprentissage de l’anglais: l’audio-oral, qu’il  présentera d’une façon remarquable lors d’une réunion de parents de la 6e Latine B (1973-74) de Philippe Dejong (jésuite en régence à cette époque) : la maman de Dubois-73.jpgDejong-73n.jpg Jean-Jacques Dubois (photo de droite) est subjuguée, moi aussi!

Lors de la mise à la retraite de Jean Arnould (voir Souvenirs 117), j’ai filmé à son intention l’intervention de Marc Néra (garagiste Toyota, à l’époque en 6e Latine A), qui décrira parfaitement cette méthode et le remerciera d’une façon particulièrement émouvante.

N’oublions pas qu’on lui est aussi redevable d’avoir introduit au Collège (1970) son ami de l’Ecole Normale de Malonne, Georges Kupper, professeur d’allemand et d’anglais qu’on n’oubliera jamais malgré son décès prématuré le 13 juin 2001.

Evidemment, au cours du temps, nous serons assaillis d’une meute de professeurs de langues dont quelques-uns ne feront que passer, certains sans regrets!

Une 7e heure

La participation débordera du conseil de direction. Le Recteur souhaite rencontrer plus souvent le corps professoral  pour des échanges pédagogiques. Il veut une réunion de 2 heures chaque mois et, pour éviter toute contestation, il décide de changer l’horaire hebdomadaire des Humanités. Dorénavant, les élèves auront une 7e heure le jeudi, mais termineront le vendredi à 14h30 (fin de la 5e heure): c’est à ce moment qu’il place la fameuse concertation pédagogique de 2 heures, donc jusqu’à 16h30, une fois par mois. Effectivement, on en aura 8 sur l’année: pari tenu!

Ces concertations pédagogiques ne me laissent pas un grand souvenir. Je me rappelle qu’elles étaient parfois tendues: c’est la seule occasion où j’ai vu le père Capelle blêmir de colère et remettre à sa place André Beaupain, qui menaçait devant tout le monde de boycotter ces réunions qu’il trouvait vraiment trop longues, ajoutées aux autres prestations comme les réunions de parents qui avaient tendance à se multiplier. La réplique a été fulgurante, Beaupain s’est assis et on ne l’a plus entendu, nous autres non plus. Je me demande si le Recteur n’a pas allumé une cigarette, juste après son coup de gueule, pour se donner une contenance, ou pour se calmer. Le tabac est largement toléré, moi je fume presque à chaque cours, sans honte aucune. Jusqu’au moment où je prendrai conscience que je suis un véritable drogué et un fléau pour les élèves. J’arrêterai, par profond dégoût de moi-même, le 3 juillet 1972, une date qui compte énormément pour moi: j’ai appris ce jour-là que j’étais capable de beaucoup plus de volonté que je ne l’imaginais.

 

SFX : une excellente école primaire

 

Dans la revue de l’Association de Parents de novembre 1970, je retrouve un article que j’avais commis: « Passage des Primaires aux Humanités ». C’est une étude, faite avec les moyens du bord: palmarès du Collège et de Saint-Michel Verviers [que j'appelle pieusement "une autre école"]
J’y compare, pour les années scolaires qui vont de 1967 à 1969, les résultats Classe-de-Creton.jpgfinals entre la 6e primaire et la 6e Latine ou 6e Moderne des élèves restés dans la même école. Ceux qui ont changé entre Primaires et Secondaires n’entrent pas ici en ligne de compte.
Evidemment, cette étude n’a pas de valeur scientifique, le nombre d’élèves étant beaucoup trop faible et le Collège n’ayant que l’expérience d’un an en 6e Moderne. En outre, j’ai divisé arbitrairement les classes en trois catégories en fonction de la différence de leurs résultats entre Primaire et Secondaire.
Pour éviter tout conflit entre écoles voisines, je n’ai pas écrit que je comparais le Collège à Saint-Michel, mais, très pudiquement, à « une autre école ». Ici et maintenant, je ne vais pas me gêner.  

 

Ecoles                                                  SFX                          St-Michel
Classes                                        6e Lat      6e Mod         6e Lat        6e Mod
Nbre d’élèves examinés                 88            13               29              53

Elèves perdant au plus 2%            40 %       84,6 %        13,8 %         7,3 %

Elèves perdant de 3 à 6%             27,2 %      7,7 %          6,9 %       13,2 %
Elèves perdant plus de 6%           32,8 %       7,7 %        79,3 %       79,5 %

 

Moyennes :                                  – 4 %       + 6 %        – 12,7 %    – 11,5%
 
Ayant donné cours dans les deux écoles, je m’étais aperçu que les élèves issus de nos primaires étaient en général très bien formés. A pourcentages identiques en sortant deprimaire, les enfants du Collège l'emportaient à tous les coups en Secondaire.  On pourrait évidemment interpréter les résultats différemment: on était trop sévère en 6e Primaire au Collège, ou bien, la première année du Secondaire au Collège est trop cool. Ce n’était pas du tout mon expérience, ni la réputation de SFX.
A cette époque, je suis persuadé que:

1. nos Primaires sont  excellentes;
2. notre 6e Moderne est un peu faible;
3. La 6e Latine est plus exigeante que la 6e Moderne dans les deux instituts.

4. Le passage Primaire - Secondaire est plus harmonieux à SFX qu'à  St-Michel.
 N’allons pas plus loin dans les conclusions.
                                 Plumhans-Boden.jpg
                                           Zinnen-1975-4-Prim-B-nom.jpg

                                          Dechene-1970--et.jpg
                                         Arnold-Jean-1970-.jpg



                          Poumay-1970-et.jpg     louif-1969.jpg

 

 

 

 

                                                         Henrard-1971.jpg







                                  Scholzen 69 70       Legrand-JMarie-n-76.jpg









Je voudrais ajouter une réflexion en rapport avec les instituteurs du Collège. Dans ma mémoire, nous (le corps enseignant du Collège) formions un bloc. A cette époque-là, l'école était encore à taille humaine, on pouvait parler à juste titre d'ambiance familiale. Les rapports étaient très faciles entre profs et instits et même très cordiaux, en tout cas avec les laïcs.                                                                            Lambrette-1973-dans-le-jardin.jpg
Pourtant, en reparlant des années plus tard avec certains collègues du Primaire (José Lambrette et Hermann Scholzen entre autres), il semble bien que quelques profs du Secondaire, en particulier certains jésuites, donnaient l'impression de les regarder de haut.

Et c'était plus qu'une impression avec le père Bodaux: il ne leur disait même pas bonjour! C'était à un point tel que des collègues du Primaire – plutôt que d'en faire une maladie – en faisaient un jeu tant c'était connu. Bodaux se complaisait dans son attitude méprisante.
Non, vraiment, nul n'est parfait!

La Fête d'Hiver

(Les photos non datées ci-dessous proviennent toutes de la Fête d'Hiver du samedi 20 février 1965, inaugurée par le père recteur Nachtergaele).

L'école s’ouvre de plus en plus aux parents. Les relations sont généralement                                 FF-65-A.jpg
 bonnes, du moins avec les membres de l’Association, qui sont de plus en plus actifs. C’est vrai que cela fait partie de la grande idée de participation. La fancy-fair est évidemment une FF-20-f-vrier-65-nach.jpg
 belle occasion d’établir des relations plus amicales avec eux. L’expression «la grande famille Saint-François-Xavier» tâche d’avoir un sens lors de ces festivités annuelles. Mais je crois qu’historiquement, l’implication massive des profs comme des instituteurs dans l’organisation et l’animation de ces FF-Fernand-Jacques.jpg réjouissances n’est pas très ancienne. Au début, en 1955, cette fancy-fair est essentiellement un rendez-vous de parents (surtout les «bourgeois»), qui se retrouvent joyeusement en apportant leurs deniers à l’école peu ou pas subsidiée de leurs fils. Le fameux Tir aux clays, que je n’ai jamais vu de près, doit être du même tonneau. Cela fait partie des œuvres et de la défense des écoles catholiques menacées dans leur existence. Les professeurs ne participent pas du tout à ces organisations et n’y sont d’ailleurs pas invités, si mes renseignements sont bons. Le tournant se situe, semble-t-il, en 1963, grâce au père Vincent (à gauche, on reconnaît Fernand Poumay et Jacques Florence).

                                       FF-Filles.jpg

En quelques années, les choses ont beaucoup changé. Nous, jeunes professeurs, il ne faut pas nous faire de grands dessins pour nous convaincre que c’est notre affaire. On trouve ce rendez-vous très important et on s’y amuse aussi beaucoup en mettant les élèves dans le coup. Presque rien ne nous arrête pour mettre de l’ambiance. Jean Gillot et moi irons jusqu’à nous exhiber (d’une façon totalement improvisée), dans un stand des Modernes, en boxeurs amateurs sous l’œil ravi des élèves. Notre arbitre, Georges Kupper, aura autant de plaisir que nous. Comme nous n’avions pas répété, nous ne savions comment finir ce combat «historique». Durant le FF-Fr-Huyl.jpg dernier round, nous avons décidé de clore la partie en tombant tous les deux KO: l’honneur était sauf et les élèves enchantés… Le plus enthousiaste fut le père Bodaux qui, finalement, trouva cet événement «sensass»!

(On voit sur cette photo le frère Hullebroeck)

Ce qui m’a peut-être le plus frappé, c’est la relation conviviale que nous avions alors avec la plupart des parents de l’Association tels que les Bonhomme, Vanaudenhove, Culot et Debaar par exemple: des gens simples (dans le bon sens du terme), dévoués et d’un commerce agréable.
                       Lambrette-FF-66.jpg
 

C’est en 1972 qu’on invente le massacre des profs: mon délégué de classe (5e moderne), le papa de Bernard Wertz, sera la cheville ouvrière pour l’aménagement sur place. Cette FF-Frites.jpg initiative ne plaira pas à tout le monde, en particulier à mon cher collègue Raymond Gaillard (photo au tir), qui ne rate pas l’occasion de me le dire. Je lui réponds par une pirouette qui voulait lui signifier gentiment qu’il n’était plus dans le coup. Il ne m’en a jamais voulu et nous sommes même devenus les plus grands amis du monde. Je reconnais que c’était un peu limite à cette époque; ce n’était pas un jeu qui cultivait le respect! (aux frites, c'est M. Cornet)
Joseph Ruwet, qui fut un des éléments les plus actifs et les plus inventifs des diverses fêtes d’hiver, alla jusqu’à organiser la pêche à la main de pauvres FF-Gaillard.jpg truites qui moururent toutes dans la nuit du samedi au dimanche par manque d’oxygène… Ce fut un épisode de plus qui alimenta la légende de Joseph-la-Gaffe que Jean Gillot et moi (surtout) colportions pour nous payer la tête de notre copain, resté néanmoins stoïque contrairement à d’autres victimes de nos taquineries. J’avoue qu’on y allait un peu fort en certaines occasions. Jacques Servais, devenu un FF-1973.jpgexcellent camarade entre-temps, en fut tout remué au début de sa carrière: il nous l’avoua quelques années plus tard, au moment où il avait compris le duo de rigolards que nous formions.  On ne s’est pas fait que des amis à cette époque: M. Tourneur (mari de Bernadette Pirotte), par exemple!

FF-Kruth.jpg




Il est évidemment impossible de décrire tout ce qui se passe durant une fancy-fair. Je voudrais seulement relever deux souvenirs qui montrent bien l’ambiance de ces moments privilégiés. Cela se passe dans un stand particulièrement accueillant et sans doute le dimanche soir, juste avant la fermeture définitive. Nous nous retrouvons entre enseignants et parents, tous des chevilles ouvrières de cette Fête d’Hiver, ça doit être en 1972 ou 1973. La fête a bien donné et nous sommes tous fourbus FF-M-Cornet.jpg                                                                        mais heureux et même euphoriques (la boisson aidant certains…).                                                       FF-restaur.jpg 



Quand je vous dirai que personne n’a trouvé à redire au fait que Jacqueline Parotte était sur mes genoux (nos conjoints respectifs étant présents) et que le père Recteur avait esquissé un pas de danse avec Madame Lecat, déléguée de classe, vous aurez tout compris.                                                                            FF-tir.jpg



FF--Michel--Gillot.jpg

Il est ausi arrivé lors d'une fancy-fair, que le père Jacques Delperdange  –  grand copain de plusieurs laïcs (Willem, Gillot et moi, entre autres) – s’est fait éjecter par le même Recteur pour abus d’alcool! A propos du père Delperdange, né en 1935, je me rappelle qu'il  formait un duo dissonant avec l'autre "jeune" (10 ans plus jeune que Jacques) jésuite de l'époque: le frère Roland Francart, charismatique et spécialiste de la BD religieuse. On ne pouvait pas dire comme des premiers chrétiens: «Voyez comme ils s'aiment!».
Jacques était un caractère entier et «soupe au lait ». Un jour que le Recteur se plaignait une fois de plus du bruit (bavardages essentiellement) et de l'attitude des élèves dans les rangs et aux intercours, Jacques prit le mors aux dents et distribua une série impressionnante de billets de retenue: chaque élève qui ouvrait la bouche dans les couloirs où il sévissait (au premier étage des  «nouveaux» bâtiments) recevait illico son billet vert. Ce système n'a évidemment pas tenu longtemps. 

                                    Delperdange-Jacques-massacre.jpg


Ces années marquent aussi le développement extraordinaire du club de basket SFX, qui réalise un second triplé pour atteindre la 3e division nationale (1972). La Fête d’Hiver traduira aussi la place de plus en plus importante, voire encombrante, de cette section sportive qui quittera bientôt la rue de Rome pour se Francart Rol professionnaliser et puis capoter lamentablement.


Le club renaîtra dans un bien meilleur esprit grâce au zèle remarquable de Roger Louis, aidé de personnes de confiance (voir Souvenirs 12 - 4 et 5). 

 

 

 

  Maurage-chorale-FF-nn.jpg

 

 J'ajoute ci-dessous quelques documents de fancy-fair suivantes. Cet événement est devenu un incontournable de l'année scolaire. Comme écrit supra, ce week-end étit souvent un grand moment de convivialité. Quand le Collège est devenu mixte dans le Secondaire, les premières années ont encore été euphoriques lors de la Fête d'Hiver. Et puis, insensiblement, le nombre d'élèves et d'adultes fit reculer la familiarité de bon aloi qu'on rencontrait ces jours-là. L'organisation devenait une véritable entreprise quand ce n'était pas une gageure. Et puis, je prenais de l'âge...  Ces journées, auxquelles j'ai toujours participé (le lundi de la remise en ordre compris), sont devenues de plus en plus une une obligation sinon une corvée. Mais je me faisais un devoir d'y participe et d'y amener ma famille au dîner du dimanche: quel plaisir de dépenser sans retenue! C'était pour une bonne cause: la nôtre!

FF-1986.jpg







Et puis, j'ai toujours été conscient que l'apport financier d'une fancy-fair n'était pas un luxe mais une nécessité dans l'Enseignement libre.
La gestion de cet événement était devenue difficile. A la fin des années 1990, vu les risques de dérapages amenés par quelques énergumènes de l'extérieur, on a fait appel à des "sorteurs", aussi discrets que possible, et l'entrée est devenue payante (avec récupération de la mise dès la première dépense dans un stand). L'évolution de la société nous a obligés de mettre des barières et de restreindre ce magnifique espace de Liberté qu'était le Collège des années 1960-70.  

 

 

FF 1996




 

Voici les couvertures des revues pour les fancy-fair 1998, 1999, etc.


FF-1998bis.jpg





FF-1999-in-Media.jpg
Pour l'an 2000:

  FF-2000-attention.jpg

 

 

 

FF-2000-a-coriger.jpg

 

 

Détails:

 

FF-2000-jogging.jpg

  FF-2000-corrida.jpg

 

















FF-2007.jpg


Je ne sais plus quand on a lancé l'idée d'utiliser les photos de profs quand ils étaient petits, en tout cas, en voici une d'un beau petit gamin: le reconnaissez-vous?
JJ-tres-jeune.jpg
 
A vos poches!

 

Quand je suis arrivé en 1966, je me suis rendu compte à quel point l’institution scolaire dépend de la générosité des parents. Aucune forme de subvention n’existant pour les constructions ou transformations de bâtiments scolaires dans l’enseignement libre, on dépend, si on peut dire, de la charité publique.
Le Collège ne se débrouille pas mal de ce côté-là. L’Association de parents locale fonctionne très bien. D’abord, les membres sont nombreux, ce qui n’est pas le cas partout. Ensuite, un système de parrainage très performant est mis au point. Chaque classe a un couple (ou une paire) de délégués de parents, élus par leurs pairs lors de la première réunion du mois de septembre. Si les candidats ne se bousculent pas, il est bien rare qu’on ne trouve personne, le titulaire est chargé de faire la pression nécessaire… Ces représentants – 78 en 1970 – sont appelés "parrains". Non seulement ils participent aux réunions traditionnelles de l’Association de parents, mais ils vont rencontrer les autres parents de la classe dont ils sont délégués. Chaque mois – oui! –, ils viennent apporter la revue de l’Association des parents et en profitent pour tisser des liens avec les gens, qui se font un devoir (j’imagine) de bien les recevoir. C’est le moment d’expliquer les besoins financiers des écoles catholiques. Et de recueillir les dons ou les promesses de dons. 

Le contenu de la revue en question ne laisse d’ailleurs planer aucun doute à ce sujet. Le Président des parents n’hésite pas à jouer la transparence. J’en ai connu quelques-uns de ces personnages importants pour le Collège. En arrivant, j’ai entendu Humblet-Gene-2005.jpg parler avec révérence de M. Iwan Gille (chef d'entreprise), papa d’une famille nombreuse, qui se dévouait sans compter pour le Collège, mais je ne l'ai jamais rencontré. Puis c’est le tour de M. Auguste François (directeur de la Banque nationale à Verviers). J’ai encore connu M. Jean Magnée (directeur administratif de l'hôpital de Verviers), M. Jean-Marie Raxhon (avocat, échevin puis  bourgmestre de Verviers), Maurice (ingénieur) et Cécile Schyns, et aussi Marc Lejeune, un magistrat dont l'épouse (Carine Lambert) deviendra prof de latin à temps partiel au                         Lejeune-carine-97.jpg
Collège. Je me souviens bien de Charles Jacques et de Brigitte (écrivaine à succès). J'ai bien connu Pierre (sociologue) et Anne Delooz, et surtout Mme Geneviève Hayoit de Termicourt, épouse Humblet (brasseur), la présidente emblématique de notre Collège. Je n'ai pu oublier Paul Reul (psychologue et directeur de l'hôpital psychiatrique de Henri-Chapelle), qui était disciple comme moi du maître Martiny en 1956. Son épouse, Geneviève, le soutenait activement. M. et Mme Séquaris occupèrent aussi cette fonction importante, mais je ne les connais pas personnellement. Pardon pour ceux que j'ai oubliés. En tout cas, je voudrais aussi rendre hommage à M. et Mme Culot (parents de Véronique et de 2 anciens élèves) qui avaient le titre de Vice-présidents. Dans la même catégorie de parents dévoués, je me rappelle aussi les Vanaudenrode (orthographe non garantie) et Mme Bonhomme, souriante décoratrice.
Je sais que le rôle de ces parents responsables était bien autre chose que collecteur de fonds, évidemment, mais je me limite ici à cet aspect de la question.                          Raxhon-Jean-Marie-2005.jpg
En 1970, c’est M. François qui est aux commandes. La revue de septembre nous donne le bilan. C’est tout simple, il manque 474.000 FB pour l’équilibrer et il compte bien sur le parrainage pour les trouver avant la fin de l’année. Voici les chiffres, la Communauté et le Collège ne formant pas encore deux ASBL distinctes. Remarquons en passant que la Communauté des jésuites s’est séparée, à regret, de sa propriété de Stembert pour aider l’école, qui doit rembourser, outre le million de FB annuel, un emprunt à court terme de 1,9 million (à un particulier).

Parrainage :                            341.000
Fête d’hiver :                          276.000

Tir aux clays et tombola :       114.000

Location tennis :                       95.000
Immeuble Stembert :          1.600.000

Total :                                  2.426.000


Remboursement prêt :        1.900.000
Amortissement dette :         1.000.000

Total :                                   2.900.000

Le Président termine son article par ces quelques lignes : « Savez-vous par exemple que 78 parrains ont rencontré 8 fois, au cours de l’année scolaire 1969-70, les 361 familles de nos élèves. (…) Un regret cependant: sur les 361 familles visitées, 188 familles, soit plus de 50%, n’ont pas participé à l’effort commun. Est-ce possible? Il doit s’agir, de la part d’un très grand nombre, d’un oubli. Elles le répareront sans tarder. Nous en sommes persuadés et nous les en remercions chaleureusement. »

Evidemment, on est toujours libre de refuser…


Les photos pour le jeu de massacre

 

 Comme le jeu de massacre fait un tabac, il faut surtout le conserver et même l'améliorer pour les années suivantes. Evidemment, on doit répondre à la demande du client, qui vient surtout pour massacrer l'une ou l'autre tête de pipe. Nécessité donc de posséder le plus possible de photos de profs, en particulier des derniers arrivés. Jean Arnould, qui avait conservé précieusement tous les négatifs de ces photos comme de bien d'autres, vient de nous (ses proches) faire un cadeau royal en nous les transférant par ordinateur (nous sommes aujourd'hui le 28 février 2011). Il en a gentiment fait profiter toute une série de ses amis "raccordés". C'est une manne historique que je vous communique ci-dessous. Elles doivent dater de 1976 -77.

 

 

Non, ce n'est pas une cigarette (je ne fumais déjà plus à cette époque), mais le capuchon de mon stylo.














massacre-J-Servais.jpgmassacre-Jacques-delperdange.jpgmassacre-vdHeyden.jpg
















Dethier MF massacreMassacre-Fraeys.jpg








massacre-gaillard.jpgmassacrez Poumaymassacrez Th Lamb






massacrez Bodaux
massacrez Arnouldmassacrez Doneux
















massacrez Gillotmassacrez J Martinymassacrez J Ruwet















massacrez-Leclercq.jpg

Massacrez-Denooz.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

massacrez-Lambrette.jpg

massacrez Pirotte B

 massacrez-Longree.jpg

 

 

 

 

massacrezz-F-Poumay.jpg

 

 

 


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