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publication cercle Emile Coue

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SOUVENIRS (25)

Les OLYMPIADES de MATH

Cette organisation inter-écoles se passe dans la plupart des pays et débouche d’ailleurs sur une finale internationale pour les élèves sélectionnés du cycle supérieur (6 pour toute la Belgique). Ce sont des élèves de Rhéto qui ont préalablement brillé lors des concours précédents; ils ont suivi des cours de perfectionnement durant quelques week-ends ou jours de congé. Les vedettes internationales proviennent souvent des pays les plus peuplés (logique) et d’anciens pays communistes.
Au Collège, on participe à cette compétition depuis 1975 si mes souvenirs sont Peeters-1970.jpg exacts. Nous le devons à l’initiative de Luc Peeters, bien renseigné sur ce concours par sa position de délégué syndical. Il n’y avait alors qu’une seule catégorie, donc les mêmes questions pour les petits de première et pour les rhétos!  Le nombre de participants était assez confidentiel au début. On n’y envoyait que l’un ou l’autre matheux réputé. Puis, au Collège, les profs de maths du cycle inférieur se sont mobilisés (je ne sais plus pour quelle raison) et ont convaincu, après forte propagande, quelques dizaines d’élèves à relever le défi. Et nous sommes devenus en peu de temps l’école de la province de Liège qui envoyait le plus gros contingent d’élèves qualifiés pour les demi-finales.

 

La compétition comprend alors deux catégories respectant les cycles: les MINI pour l’inférieur et les MAXI pour le supérieur. Finalement, on créera la catégorie intermédiaire appelée MIDI (3e et 4e). Le plus curieux, c’est l’engouement des élèves (surtout les garçons) pour ce concours. C’est un acte gratuit qui se passe le mercredi après-midi, durant 1h30 pour les éliminatoires. Même durée pour les demi-finales qui se passent à Liège: il faut donc ajouter la durée du trajet. La finale a lieu aux Facultés Universitaires de Namur et dure 3 heures. Pendant ce temps-là, Massa-91.jpgles copains et copines utilisent le congé à leur guise.


Cette organisation de masse s’est développée très vite pour atte Radoux-seb-2000.jpg indre, en 1998 par exemple, plus de 21.000 élèves du secondaire dans la partie francophone du pays! Au Collège, comme dans les autres écoles je suppose, il faut mobiliser la plupart des profs de math pour la surveillance et la correction des épreuves, qui doivent  impérativeme
nt se faire aux date et heure décidées par l’Organisation. Depuis 1983, on réunit entre 100 et 185  candidats Bemelmans-Pierre-Yves-87.jpg pour les éliminatoires.


Incroyable!

Radoux-F.1994.jpg




 

  Voici les Collégiens qui se sont distingués dans ces Olympiades de mon temps (jusqu’en 2005): Pierre Gramme, Pierre-Yves et Xavier Bemelmans, Charles-Henry Massa, Phu Pham, Audrey Van der Wielen, Phlippe Nullens, Eric Fils, François Luxen, Nicolas Boutet, Bruno Reul, Fabian et Sébastien Radoux, Justine Laverdeur et peut-être l’un ou l’autre que j’aurais oublié. Boutet-Nicolas.jpg

  Van-der-Wielen-2002.jpg






Bemelmans-et-Phu-1993.jpg

J'ai déjà dit l’immense satisfaction que nous ont procurée Xavier Bemelmans en remportant la finale MINI en mai 1991 et Pierre Gramme, sélectionné parmi les trois francophones de Belgique pour participer à la finale internationale de Séoul (Corée du Sud). Pour Gramme-n.jpg l’anecdote, signalons que pour la finale nationale à  Namur, un prof était mobilisé pour conduire les deux ou trois sélectionnés; l’école indemnisant ce professeur pour ses frais de transport. Vu le nombre de demi-finalistes qui devaient aller à Liège (entre 15 et 30 selon les années), on organisait un car, payé par SFX1 et par les autres écoles lorsqu’on avait la place pour des élèves de Saint-Michel et SFX2, ces écoles participant logiquement aux frais en proportion du nombre de leurs sélectionnés. Cependant, un beau jour, le directeur Camps décida, avec son Conseil d’administration, que l’école ne paierait plus le car et que ce serait «facturé» aux élèves: cela déclencha une polémique – je n’y étais pas étranger –  qui dura un an ou deux. Nous, profs de maths, trouvions cette décision franchement mesquine. Finalement, Camps revint à une pratique plus raisonnable en offrant de nouveau ce voyage aux élèves méritants qui faisaient aussi la renommée du Collège.

Je crois pouvoir dire que ce concours est une bonne propagande pour les maths, qui sont devenues une branche très importante au Collège. Ça n’a pas toujours été le cas. Il a fallu se battre in illo tempore pour imposer ce cours comme un cours de base pour la formation de nos jeunes. Ayant professé en 1966-67-68 à Saint-Michel, qui ne cachait pas sa prédilection pour cette discipline, j’ai rapidement pris conscience que nous avions du chemin à faire pour les rattraper. Ce fut un des moteurs de mon engagement en mathématiques au Collège: je ne l’ai jamais regretté et je n’étais pas peu fier de constater que le Collège a présenté, quasi systématiquement ces vingt dernières années, un lot d’élèves surpassant en quantité et en qualité les concurrents de Saint-Michel, et de SFX2 d’ailleurs.
C’est vrai que les Olympiades de maths ne mesurent pas la qualité de l’enseignement des maths dans les écoles concernées. Mais quand même, c’est un critère non  négligeable.

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S
Mon cher Jean,Ne dit-on pas qu'il convient de ne jamais dire : "Fontaine, je ne boirai pas de ton eau." Tu t'es juré de ne plus jamais écrire de livre... Ne te retrouvé-je pas, avec ce 30e article, en train de rédiger l'ébauche de ce qui devrait def'nir un chouette bouquin ? Tes articles sont très importants, ils sauvegardent la mémoire, une certaine mémoire, qu'il convient de perpétuer au Collège. Merci pour ces bons moments que tu me fais découvrir ou revivre.
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